Si Abderrahman s'adressa à Sidi Ahmed.
- Que deviennent tes études ? Je t'ai connu bébé, te voilà maintenant un savant !
- Je ne suis qu'un mendiant de la science, dit Sidi Ahmed. Mes parents s'occupent de mon mariage ; je n'ai pas mon mot à dire.
- Depuis quand, répartit le coiffeur, les jeunes gens ont-ils leur mot à dire ? Il leur manque l'expérience des gens mûrs et la connaissance des hommes. Se marier veut dire créer de nouveaux liens de parenté.
Si Abderrahman vint vers moi et m'enveloppa dans une large serviette :
- Je le comprends ! La rue ! La rue avec la foule et ses odeurs, ses chants, ses lamentations… la rue qui rêve, qui chante et qui boude…
a) La Boîte à merveilles ; b) Ahmed Sefrioui ; c) roman autobiographique ; d) 1954.
Avant la célébration de l'Achoura.
Il est coiffeur (barbier) — et pratique aussi de petits soins (les ventouses).
Il aime bavarder : « profitant du silence forcé » montre qu'il parle dès qu'il le peut (ici, occupé à poser des ventouses, il est contraint au silence).
b) ses parents s'occupent de cette affaire et c) il n'a pas son mot à dire.
b) il leur manque l'expérience des gens mûrs et la connaissance des hommes.
a) Une personnification.
b) Elle rend la rue vivante, presque humaine, et traduit son animation pleine de vie.
Une tonalité lyrique (le coiffeur chante la rue avec émotion et enthousiasme).
Plutôt d'accord : l'instruction des livres ne remplace pas l'expérience de la vie. Pour de grands choix, l'avis de personnes mûres reste précieux.
Pas d'accord : l'instruction développe le jugement et l'esprit critique. Un jeune instruit est tout à fait capable de décider de sa vie, surtout de son mariage.
Une qualité : le bavardage révèle l'aisance, la sociabilité et le plaisir d'échanger ; il anime la vie et crée des liens, comme chez le coiffeur.
Un défaut : à trop parler, on tombe dans l'indiscrétion et le commérage, et l'on finit par lasser ou blesser les autres.