- Zoubida ! Cet homme vient de la campagne, il t'apporte des nouvelles du Maâlem Abdeslam. Il dit qu'il a quelque chose à te remettre.
Ma mère reprit courage. Un sourire illumina sa face. Elle descendit les marches à toute allure : pour la première fois de ma vie, je la voyais courir.
- Il va bien, il travaille beaucoup et met tout son argent de côté. Il m'a donné ceci pour vous.
- Il y a encore ceci, dit la voix. C'est tout.
Je trouvai, posés sur la petite table ronde, une douzaine d'œufs, un pot de beurre et une bouteille d'huile. Elle ouvrit la main : je vis trois pièces d'argent. Elle rayonnait de joie, ses yeux étaient remplis de larmes.
a) La Boîte à merveilles, d'Ahmed Sefrioui.
b) Un roman autobiographique.
a) Il y travaille comme moissonneur.
b) Parce qu'il a perdu son capital et doit gagner sa vie.
a) Sidi Mohammed. b) (Maâlem) Abdeslam. c) (Lalla) Zoubida.
Par impatience et joie : elle se précipite pour recevoir les nouvelles et le message de son mari.
« Un sourire illumina sa face » ; « elle rayonnait de joie ».
a) Le messager venu de la campagne.
b) Parce qu'il parle derrière la porte entrebâillée : on ne le voit pas.
« cet homme », « un personnage invisible », « la voix », « le messager » (« l'inconnu »).
Une douzaine d'œufs, un pot de beurre, une bouteille d'huile et de l'argent (trois pièces).
Parce qu'elles prouvent que le père n'a pas oublié les siens et veille sur eux : après l'angoisse de l'absence, c'est un grand soulagement, et une aide matérielle précieuse dans la difficulté.
Par pudeur et respect des convenances de l'époque : une femme ne se montrait pas à un homme étranger.