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Contrôle et évaluation · La Boîte à merveilles

Contrôle N°5

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Dès notre arrivée, nous grimpâmes sur une vaste estrade couverte de nattes. Après avoir payé soixante-quinze centimes à la caissière, nous commençâmes notre déshabillage dans un tumulte de voix aiguës, un va-et-vient continu de femmes à moitié habillées […].

Toutes ces femmes parlaient fort, gesticulaient avec passion, poussaient des hurlements inexplicables et injustifiés. Je retirai mes vêtements et je restai tout bête, les mains sur le ventre. Moi, je me sentais plus seul que jamais. J'étais de plus en plus persuadé que c'était bel et bien l'Enfer. Dans les salles chaudes, l'atmosphère de vapeur, les personnages de cauchemar qui s'y agitaient, la température finirent par m'anéantir. Je m'assis dans un coin, tremblant de fièvre et de peur. « Ne venaient-elles donc pas pour se laver ? »

Heureusement pour moi, ces séances de bain étaient assez rares. Ma mère ne voulait point s'embarrasser de l'enfant maladroit que j'étais. Pendant son absence, j'étais livré à mes timides fantaisies. Je courais pieds nus dans le derb, imitant le pas cadencé des chevaux, je hennissais fièrement, envoyais des ruades. Parfois, je vidais simplement ma Boîte à Merveilles par terre et j'inventoriais mes trésors. Un simple bouton de porcelaine me mettait les sens en extase.

Questions & corrigé
Réponse

a) La Boîte à merveilles — b) Ahmed Sefrioui — c) Roman autobiographique — d) XXe siècle.

Réponse

a) Le narrateur est Sidi Mohammed (enfant).

b) Au bain maure.

Réponse

L'atmosphère de vapeur et la chaleur étouffantes ; le tumulte des voix et l'agitation des femmes (la promiscuité des corps).

Réponse

a) Faux.

b) « Je me sentais plus seul que jamais. »

Réponse

a) « j'étais de plus en plus persuadé que c'était bel et bien l'Enfer » (aussi « personnages de cauchemar »).

b) Sensation physique : « tremblant de fièvre » (la chaleur) ; sentiment : la peur / se sentir « plus seul que jamais ».

Réponse

a) Non : « les personnages de cauchemar qui s'y agitaient ».

b) Une tonalité pathétique.

Réponse

a) (iii) parce qu'il était étonné de les voir s'agiter au lieu de se laver.

b) Au discours direct (question entre guillemets).

Réponse

a) Parce qu'elle « ne voulait point s'embarrasser de l'enfant maladroit » qu'il était.

b) Non : il jouait — il imitait les chevaux et vidait sa Boîte à Merveilles pour contempler ses trésors.

Réponse

Oui, les mêmes

Oui, sans doute. À sa place, j'aurais ressenti le même malaise : la chaleur, le bruit et la foule des inconnus sont éprouvants pour un enfant timide qui se sent perdu et envahi.

Non, différents

Pas forcément. Un autre enfant, plus sociable, aurait pu trouver l'endroit amusant : la vapeur, l'agitation et la présence d'autres enfants peuvent devenir un véritable terrain de jeu.

Réponse

Elle avait raison

On peut la comprendre : un peu de liberté développe l'autonomie et l'imagination de l'enfant, et l'impasse d'un vieux quartier restait un espace familier et relativement sûr.

Elle avait tort

Je pense qu'elle avait tort : laisser un enfant seul et sans surveillance dans la rue est dangereux. Un accident ou une mauvaise rencontre est vite arrivé ; un enfant de cet âge a besoin d'être accompagné.

Réponse

Piste de rédaction : la femme marocaine est aujourd'hui présente dans tous les domaines — l'éducation (enseignantes, chercheuses), la santé (médecins, infirmières), l'économie (entreprises, agriculture, artisanat) et la vie publique (élues, responsables). En tant que mère, elle transmet les valeurs et éduque les générations futures. Reconnaître ses droits et son rôle, c'est faire avancer toute la société.

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