Le condamné s’indigne contre l’idée reçue selon laquelle la guillotine offrirait une fin douce et simplifiée. Il dénonce l’horreur de l’agonie morale, qui dure six semaines, et le râle d’une journée entière — des souffrances que les partisans de la peine de mort ignorent. Il souligne qu’aucun mort n’est jamais revenu confirmer que la mécanique est bonne ou que la douleur est réellement « escamotée » en une demi-seconde. Pour lui, l’instant où le tranchant brise les vertèbres est une torture physique indéniable, et il refuse de croire à la prétendue humanité de ce procédé technique.