Dans les premiers jours du printemps, le narrateur et sa mère rendent visite à Lalla Aïcha, l'amie de celle-ci. Les deux femmes passent leur temps à médire des gens. Sidi Mohamed joue avec les enfants des voisins en inventant des scènes de ménage et de mariage ; les jeux se terminent en dispute. Le retour de Moulay Larbi, le mari de Lalla Aïcha, plonge celle-ci dans la consternation : elle évoque un pacha, puis se met à pleurer, et la mère la console. À la tombée de la nuit, le père vient chercher le narrateur et sa mère. Le lendemain, vendredi, la mère révèle au père la cause du chagrin de Lalla Aïcha : son mari s'est disputé avec son associé. Malgré ses plaintes, la victime n'a pu obtenir justice ; pire, c'est l'escroc Abdelkader qui a obtenu gain de cause.
Le narrateur est surtout occupé par sa Boîte à Merveilles, qui lui permet d'échapper aux angoisses de la vie. Il y a aussi les récits de l'épicier Abdellah. Par une soirée d'hiver, le père raconte à sa femme l'histoire d'Abdellah et de ses récits. L'épicier, homme énigmatique, a peu de clients mais beaucoup d'amis ; il a aussi des ennemis qui cherchent à lui nuire. Il suscite tantôt l'antipathie des uns, tantôt la sympathie des autres. Une fois, deux hommes, Abdenabi et Lahbib, se disputent : le premier calomnie l'épicier, tandis que le second soutient que c'est un saint.
