Ce mercredi, le maître d'école est heureux et gentil avec les écoliers. La raison de sa bonne humeur est l'approche de l'Achoura, occasion de réfection de l'école. Les enfants sont libérés pour le reste de la journée et le narrateur exulte. Mais cette joie est gâchée par l'absence de sa mère, partie avec Lalla Aïcha.
À son retour, la mère chuchote aux voisines l'histoire de son amie : Moulay Larbi, ruiné par le procès gagné par son ennemi, voit sa femme vendre tous ses bijoux et meubles pour qu'il puisse s'installer dans un nouvel atelier. Au moment où la mère achève son récit, un hurlement déchirant s'élève : une vieille esclave annonce que Sidi Mohamed ben Tahar, un coiffeur, vient de mourir.
La mère va présenter ses condoléances à la veuve, accompagnée du narrateur. De retour chez lui, l'enfant songe à la mort et à l'enterrement. Pour le consoler, son père lui raconte une histoire afin de lui faire comprendre que certains morts sont accompagnés d'anges au paradis.
L'enfant sombre pourtant dans une tristesse profonde : il pense qu'il va mourir et imagine son propre cortège funèbre. Il s'endort en rêvant. Le matin, dispensé d'école, il est gratifié d'un beignet et récite le Coran avec ardeur. Sa mère lui offre une chaînette de cuivre ; mais le chat amaigri de Zineb la lui vole et s'enfuit. Croyant que la fillette l'a poussé à ce larcin, il se précipite sur elle, et une violente dispute éclate.
