CRÉON : -(…) Tu es Antigone, tu es la fille d'Œdipe, soit, mais tu as vingt ans (…). Te faire mourir ! Tu ne t'es pas regardée, moineau ! Tu es trop maigre. Grossis un peu, plutôt, pour faire un gros garçon à Hémon. (…) Tu vas rentrer chez toi tout de suite, faire ce que je t'ai dit et te taire. (…) Mais je t'aime bien tout de même, avec ton sale caractère. N'oublie pas que c'est moi qui t'ai fait cadeau de ta première poupée.
Antigone ne répond pas. Elle va sortir. Il l'arrête.
CRÉON : -Antigone ! C'est par cette porte qu'on regagne ta chambre. Où t'en vas-tu par là ?
ANTIGONE : -Vous le savez bien… (doucement, sans forfanterie)
Un silence. Ils se regardent encore.
CRÉON : -Quel jeu joues-tu ? (il murmure)
ANTIGONE : -Je ne joue pas.
CRÉON : -Tu ne comprends donc pas que si quelqu'un d'autre que ces trois brutes sait ce que tu as tenté de faire, je serai obligé de te faire mourir ? Si tu te tais, j'ai une chance de te sauver, mais je ne l'aurai plus dans cinq minutes. Le comprends-tu ?
a) Deux fois.
b) Elle est condamnée à être emmurée vivante.
Pour qu'elle vive, se marie avec Hémon et ait un enfant. C'est une façon tendre de lui dire de renoncer à mourir.
« Mais je t'aime bien tout de même, avec ton sale caractère. »
Le cadeau de sa première poupée.
Réponse : la colère.
Réponse : une énumération.
À mon avis, oui. Je trouve que c'est une bonne attitude : sauver une vie est plus important que la loi. Par exemple, Antigone est jeune et c'est la fiancée de son fils.
Pour moi, non. Un roi doit respecter la loi pour tout le monde. Cacher la vérité ne serait pas juste pour les autres habitants de Thèbes.
Je dirais qu'Antigone est la plus entêtée. Elle refuse toutes les solutions et veut mourir pour son frère.
Pour moi, c'est Créon le plus entêté : il refuse de changer sa loi, même pour sauver la fiancée de son fils.