Le condamné tente de regarder la mort en face et s’interroge sur ce qu’il adviendra de son âme après l’exécution. Il oscille entre deux visions : un gouffre de lumière où son esprit roulera sans fin parmi des astres obscurs, ou un gouffre hideux de ténèbres où il tombera éternellement. Il imagine aussi une existence plane et humide où il ramperait dans l’obscurité comme une tête qui roule, heurtée par d’autres têtes de suppliciés. Il finit par imaginer un sabbat infernal sur la place de Grève, où les morts se rassemblent à quatre heures du matin pour voir un démon exécuter un bourreau. Il réclame alors désespérément un prêtre et un crucifix à baiser.