Le condamné se remémore son procès, qui a duré trois jours sous un soleil de plomb, au mois d’août. Il décrit l’atmosphère du tribunal comme une fantasmagorie où les spectateurs s’abattaient sur les bancs tels des corbeaux autour d’un cadavre. Malgré la fatigue des jurés et l’espoir naïf de son avocat, qui ne prévoyait que les travaux forcés, le verdict tombe à huit heures du matin. Le narrateur est frappé par le contraste entre la beauté du jour, symbolisée par une petite fleur jaune qui jouit du soleil, et l’horreur de sa sentence de mort. En sortant de la salle, il ressent pour la première fois une clôture invisible s’élever entre lui et le reste du monde.