Le narrateur décide d’écrire un journal intime pour distraire ses souffrances et donner un sens à son agonie. Il souhaite que ce « procès-verbal de la pensée agonisante » serve de leçon aux juges qui condamnent sans réaliser la lente succession de tortures morales que contient un arrêt de mort. Il dénonce l’illusion des magistrats, qui croient que la chute du couteau triangulaire n’entraîne aucune douleur réelle. Mais il retombe vite dans le désespoir : sauver d’autres têtes ne sauvera pas la sienne. Pris de pulsions violentes, il a envie de se briser la tête contre le mur de son cachot en pensant à la nature et à la liberté qu’il ne reverra plus.