Le lendemain de notre sortie avec Lalla Aïcha, ma mère me fit part de son intention de me garder à la maison durant toute l'absence de mon père. Elle invoqua deux raisons : je n'étais plus qu'un paquet d'os ; et elle se sentait de plus en plus seule, ma présence lui faisait oublier ses malheurs.
Ma mère décida de m'emmener chaque semaine prier sous la coupole d'un Saint. Chaque jour avait pour moi une couleur : le lundi gris clair, le mardi gris foncé, le mercredi doré, le jeudi froid et bleu, le vendredi jaune rutilant.
Ma mère faisait une cuisine maigre. Ces visites me fatiguaient ; je ne pouvais pas refuser d'y participer.
| Titre | Auteur | Genre | Date |
|---|---|---|---|
| Titre | Auteur | Genre | Date |
|---|---|---|---|
| La Boîte à merveilles | Ahmed Sefrioui | Roman autobiographique | 1954 |
Ce passage se situe après la visite de Lalla Zoubida, Sidi Mohammed et Lalla Aïcha au voyant aveugle Sidi El Arafi.
Parce qu'il était maigre et maladif (« je n'étais plus qu'un paquet d'os ») et parce qu'elle se sentait seule : sa présence la consolait.
Elles embellissent et ordonnent sa vie, la rendent plus belle, plus équilibrée — fruit de son imagination poétique.
De la lassitude / l'ennui : « Ces visites me fatiguaient. »
La solitude : « elle se sentait de plus en plus seule ».
Oui : ils vont « prier sous la coupole d'un Saint » et tiennent ces visites pour naturelles et sages.
« Saint », « coupole », « prier », « sanctuaire » (« santon »).
a) Une métaphore (on peut accepter l'hyperbole).
b) La grande maigreur / faiblesse du narrateur, affaibli par la maladie.
Oui, en partie : visiter les saints relève d'une tradition et d'une foi respectables, qui apportent réconfort et espérance.
Pas vraiment : je distingue la foi sincère des pratiques superstitieuses ; pour la santé, je m'en remets d'abord à la médecine.