- Malheur ! Malheur ! Être abandonnée de son mari et vivre avec un fils affublé d'une tête de mule… Dieu ! Écoute mes pleurs !
Zineb revint essoufflée :
- J'ai vu dans la rue… le Maâlem… Abdeslam !
Ma mère nageait dans la joie au point de perdre l'usage de sa langue. J'avais parcouru une dizaine de marches lorsque la voix de mon père monta du rez-de-chaussée.
- N'y a-t-il personne, puis-je passer ?
- Passe, Maâlem Abdeslam. Aujourd'hui est un jour béni, répondit Kenza la voyante.
Mon front se couvrit de gouttelettes froides et mes mains tremblaient. Une ombre obscurcit la porte de notre chambre. Mon père entra.
Né en 1915 à Fès ; œuvre : Le Chapelet d'ambre ; mort en 2004.
a) Oui. b) Parce que l'auteur y raconte, à la première personne, des souvenirs de sa propre enfance.
Parce qu'il avait perdu son capital et devait partir gagner de l'argent (comme moissonneur).
Pour échapper à la colère de sa mère ; puis, à l'annonce du retour de son père, l'émotion le saisit.
a) « rez-de-chaussée », « marches », « porte », « chambre » (« escalier »).
b) Dans la maison (l'escalier puis la chambre).
Le retour du père (elle l'a vu dans la rue).
a) l'émotion / le trouble (« mes mains tremblaient ») et la joie.
b) la joie et l'émotion intense.
c) Tous proviennent du retour du père tant attendu.
Sa piété / sa dignité : il salue par des formules religieuses (« Aujourd'hui est un jour béni »).
a) 1) du début à « perdre l'usage de sa langue » ; 2) de « J'avais parcouru… » à la fin.
b) 1) « L'annonce du retour » ; 2) « Le retour du père ».
Attachante et entière : tour à tour désespérée puis transportée de joie, elle montre un cœur sensible et un amour profond pour son mari et son fils.
Excessive dans ses émotions : elle passe des insultes (« fils de chien ») à une joie qui la rend muette ; sa vivacité émotionnelle peut sembler démesurée.