CRÉON : -(…) la vie, ce n'est peut-être tout de même que le bonheur.
ANTIGONE : -Le bonheur… (elle murmure, le regard perdu)
CRÉON : -Un pauvre mot, hein ?
ANTIGONE : -Quel sera-t-il, mon bonheur ? À qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? Qui devra-t-elle laisser mourir en détournant le regard ?
CRÉON : -Tu es folle, tais-toi.
ANTIGONE : -Non, je ne me tairai pas ! Je veux savoir comment je m'y prendrai pour vivre.
CRÉON : -Tu aimes Hémon ?
L'auteur d'Antigone est Jean Anouilh, né à Bordeaux en 1910 ; il est mort à Lausanne (Suisse) en 1987.
a) C'est Créon.
b) Il parle à Antigone.
Pour Créon, « la vie, c'est le bonheur » (ou : « un livre qu'on aime »).
Elle refuse de mentir et de se vendre : « À qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? »
Réponse : c) une métaphore.
Réponse : b) désobéissante.
À mon avis, oui, mais à une condition. Antigone aime Hémon s'il reste libre et fidèle. Par exemple, elle veut un Hémon « exigeant et fidèle », pas un homme qui apprend à dire « oui ».
Pour moi, non. Antigone a déjà choisi de mourir pour son frère. Le bonheur avec Hémon n'est plus possible pour elle.
À mon avis, c'est normal. Antigone ne se révolte pas contre son oncle, mais contre le roi et sa loi. Elle défend une cause juste : enterrer son frère.
Pour moi, ce n'est pas normal. On doit respecter les adultes de sa famille. Antigone pourrait parler à Créon avec plus de calme.