Le narrateur, à l'âge adulte, se souvient de son enfance. Il habite avec sa famille à Dar Chouafa, la Maison de la voyante, au fond d'une impasse. La maison porte ce nom parce qu'une Chouafa (voyante) y habite. Il se lève de bonne heure pour aller au Msid, l'école coranique située à la porte de Derb Noualla, où il fait face à un fqih, le maître de l'école coranique : un grand maigre, barbu et coléreux. L'enfant, Sidi Mohamed, est toujours seul ; il préfère le rêve et l'imagination, si bien que sa tête est peuplée d'histoires fabuleuses.
Le narrateur redoute d'aller au bain maure, qu'il considère comme l'enfer. Il aime courir dans le Derb et, surtout, vider sa Boîte à Merveilles. Le lendemain des séances du bain maure, sa mère, Lalla Zoubida, raconte les disputes qui y ont eu lieu.
Lalla Zoubida soutient devant les voisines que les siens sont d'origine noble et qu'ils sont les descendants du Prophète. Un jour, au cours d'une dispute avec Rahma, elle profère à l'encontre de sa voisine de violentes invectives.
