📝 Contrôle et évaluation · Le Dernier jour d'un condamné

Contrôle N°21

Texte

Un juge, un commissaire, un magistrat, je ne sais de quelle espèce, vient de venir. Je lui ai demandé ma grâce en joignant les deux mains et en me traînant sur les deux genoux. Il m’a répondu, en souriant fatalement, si c’est là tout ce que j’avais à lui dire.

– Ma grâce ! ma grâce ! ai-je répété, ou, par pitié, cinq minutes encore !

Qui sait ? elle viendra peut-être ! Cela est si horrible à mon âge, de mourir ainsi ! Des grâces qui arrivent au dernier moment, on l’a vu souvent. Et à qui fera-t-on grâce, monsieur, si ce n’est à moi ?

Cet exécrable bourreau ! il s’est approché du juge pour lui dire que l’exécution devait être faite à une certaine heure, que cette heure approchait, qu’il était responsable, que d’ailleurs il pleut, et que cela risque de se rouiller.

– Eh, par pitié ! une minute pour attendre ma grâce ! ou je me défends ! je mords !

Le juge et le bourreau sont sortis. Je suis seul. – Seul avec deux gendarmes.

Oh ! l’horrible peuple avec ses cris d’hyène. – Qui sait si je ne lui échapperai pas ? si je ne serai pas sauvé ? si ma grâce ?... Il est impossible qu’on ne me fasse pas grâce !

Ah ! les misérables ! il me semble qu’on monte l’escalier…

QUATRE HEURES.

I. Étude de texte

Titre de l'œuvreNom de l'auteurGenre littéraireÉpoqueUne autre œuvre du même auteur
     
Réponse
Titre de l'œuvreNom de l'auteurGenre littéraireÉpoqueUne autre œuvre du même auteur
Le Dernier Jour d'un condamnéVictor HugoRoman à thèseXIXᵉ siècleLes Misérables
Réponse

C'est la fin de l'œuvre : juste avant l'exécution, le condamné supplie un magistrat de lui accorder sa grâce.

Réponse

Le mot « grâce ». Cette répétition exprime son désespoir et son espoir d'échapper à la mort.

Réponse

a) Une métaphore (le peuple est comparé à une hyène).
b) Elle montre la cruauté et la sauvagerie de la foule.

Réponse

L'heure fixée approche, il est « responsable », il pleut et « cela risque de se rouiller » (la guillotine).

Réponse

« exécrable bourreau » et « horrible peuple » : elles montrent le jugement négatif et l'indignation du narrateur.

Réponse

Une tonalité pathétique et tragique : le condamné supplie, désespéré, à quelques minutes de la mort.

Réponse

« Cela » désigne la guillotine.

Réponse

À mon avis, non : la peine de mort est inhumaine et irréversible. Victor Hugo nous pousse à éprouver de la compassion pour le condamné. (Tout avis argumenté est accepté.)

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