Huit jours avant la fête de l'Achoura, le Msid est nettoyé et passé à la chaux par les écoliers. Seuls les plus grands sont admis à cette tâche, ce qui déçoit le narrateur. Mais le lendemain, il est nommé chef de l'équipe chargée de nettoyer le sol. Le soir, il rentre fatigué mais se vante de ses exploits devant ses parents.
Le matin, sa mère le retient d'aller à l'école : elle veut l'emmener à la Kissaria pour lui acheter les vêtements de la fête (un gilet rouge et une cotonnade blanche). Fou de joie, il se met à jouer au chevalier redresseur de torts. La Chouafa demande qu'on lui rapporte du tissu (satinette noire). En chemin, la mère croise une voisine de Lalla Aïcha et apprend que l'homme ruiné, Moulay Larbi, s'est remis sur pied.
Les tissus de la Kissaria émerveillent le narrateur. La mère achète la cotonnade et le gilet, puis, de mauvaise humeur, la satinette de la Chouafa qu'elle avait oubliée et que Sidi Mohamed lui a rappelée. De retour, dans la chambre pauvrement meublée de Rahma, le garçon fait des grimaces à Zineb ; sa mère le bat et il éclate en sanglots. Abandonné dans un coin, il rêve de devenir un prince galant et puissant.
Pendant le déjeuner, Rahma raconte une histoire amusante : celle de l'oncle Othman, parti tôt faire ses commissions à la Jouteya. Impatient devant la foule, il lance des remarques désobligeantes au boucher, puis donne un coup de pied à un chien qui s'empare d'une de ses babouches et s'enfuit. Il la poursuit, récupère son bien, mais retrouve les marchands endormis. Il rentre sans provisions et offre une rose à sa femme pour l'apaiser ; celle-ci le rudoie.
