Les préparatifs de l'Achoura battent leur plein : deux jours avant la fête, les femmes s'achètent des tambourins et des bendirs, et le père offre une trompette au narrateur. À peine en joue-t-il que l'écolier Hammoussa, envoyé par le fqih, vient le chercher : on a besoin de toutes les mains pour installer les lustres au Msid. Les écoliers s'activent comme des fourmis et terminent avant le coucher du soleil.
De retour, l'enfant trouve sa mère ennuyée : la lampe n'a plus de pétrole. Driss El Aouad accepte d'en rapporter. Cette nuit-là, le garçon s'endort heureux : son père lui a promis de l'emmener au souk choisir ses jouets.
Le matin, père et fils partent au souk : ils achètent des jouets (tambourin, chariot, trompette) et un cierge, puis passent chez le coiffeur Si Abderrahman, un homme très bavard que l'enfant n'aime pas. Après de longues discussions et la saignée d'un client, le coiffeur lui rase la tête et le blesse légèrement.
À trois heures du matin, sa mère le réveille ; vêtu de neuf, il gagne le Msid illuminé où les écoliers psalmodient le Coran avec ferveur : c'est l'Achoura. Le fqih accorde trois jours de vacances. L'après-midi, le père l'emmène prier à Moulay Idriss, puis Lalla Aïcha rend visite à la mère et annonce que les affaires de son mari prospèrent.
