Pour échapper à l’horreur du présent, le narrateur se réfugie dans les souvenirs de son enfance. Il se revoit jeune écolier dans le jardin sauvage du Val-de-Grâce, puis adolescent amoureux de Pepa, une jeune Andalouse de quatorze ans. Il décrit avec une immense nostalgie une soirée d’été où ils s’étaient poursuivis jusqu’à un vieux puisard pour lire ensemble un livre de Spallanzani. Ce premier baiser innocent, partagé sous les marronniers alors que le ciel s’étoilait, représente pour lui le paradis perdu. Le contraste violent entre cette « étoffe dorée » du passé et la fin sanglante qui l’attend le fait frissonner de douleur.